Tuesday, 5 June 2007

lettre ouverte a Joseph kabila, président RDC

le congo democratique, notre pays, que nous aimons et que nous chérissons, ne doit pas sombrer dans l’abîme par la faute de ses propres enfants. Nous sommes tous, à quelque niveau que ce soit, responsable de son avenir, de son devenir et de son destin. Aussi, si minime que pourrait être ma contribution, j’ai décidé, en m’inspirant de Doris Lussier dans vérités et sourires de la politique, d’écrire une lettre à Joseph kabila kabange, le chef de l’ةtat.
Monsieur le Président,
Ces quelques notes qui suivent sont les conseils d’un congolais à son président. Un Président qui, à un moment donné de l’Histoire de notre pays représentait pour la jeunesse un exemple de courage et de droiture . Pourrais-je ne plus retrouver ces vertus en cet homme? Je ne voulais pas faire mienne cette préoccupation. Je continuais de te faire confiance, convaincu que les calculs politiques ne peuvent entacher la blancheur de ta simplicité et ton sens de la Justice. Mais plus le temps passait plus le doute s’installait en moi et inéluctablement la confiance et l’estime se dissipèrent pour faire place au dédain et au mépris. Je ne te fais plus confiance. Et avec moi des millions de jeunes Congolais pour qui tu étais un symbole. Mais je continue de croire, peut être naïvement, que tu peux encore te ressaisir.Notre pays que tu diriges aujourd’hui est à la croisée des chemins. Il est profondément divisé parce qu’une partie substantielle de ses fils se reconnaît en un homme, Jean pierre Mbemba Gombo ''IGWE'', alors que des politiciens, dont toi, pour des raisons obscures ne veulent pas de lui. Vous manipulez la Justice et l'armée et la population à cette fin. Il faut que ce problème soit réglé. Car comme tu ne l’ignores pas, le pouvoir est une équation ; gouverner c’est en résoudre les inconnues. C’est –à-dire prévoir et faire à temps les choses nécessaires pour qu’elles ne se fassent à contretemps. La sagesse, en politique, c’est de faire les révolutions avant qu'elles n’éclatent. C'est faire en sorte que chaque société accouche sans douleur de son héritière. Pour cela, cultiver la liberté et à harnacher la justice. Les grands politiques sont les ingénieurs de l’Histoire. Ceux qui savent édifier les régimes à l’intérieur desquels les citoyens ont le sentiment d’être pleinement et d’avoir assez. Ceux qui savent inventer, greffer sur l’arbre de la tradition les branches nouvelles du progrès. Ceux qui savent garder la société clairvoyante et libre, respectueuse de ce qui a été et impatiente de ce qui sera. Ceux qui savent oser. En politique, le contraire du courage, ce n’est pas la peur, c’est le conformisme.Le politique, à l’encontre du politicien, c’est celui qui a le sens du pouvoir efficace. C’est-à-dire de l’autorité, qui est une fonction et de la prudence qui est une vertu. Le politique, c’est "le prudent", au sens où les Romains l’entendaient. Celui qui a l’intelligence d'inspirer assez de confiance aux citoyens pour que son pouvoir ne devienne pas une tyrannie- car tout pouvoir porte en lui la tentation d’en abuser. Celui qui sait que la conscience du gouvernant est toujours menacée d’être pervertie par les conseils de l'ambition, les mirages de la vanité, l’habitude du mensonge et le vertige de la puissance. Celui qui a compris que la meilleure façon d'être un vrai maître, c'est d’être un bon serviteur, car l’homme politique le plus important dans un ةtat, c’est le citoyen. Un citoyen dont il est sage de stimuler la participation maximale aux œuvres de la république. On sait que les gouvernements malhonnêtes sont le résultat des citoyens paresseux. Le politique, c’est aussi celui qui ne cesse de cultiver dans l'âme du peuple les idéaux nobles, conscient qu'en politique, il faut viser les sommets si on ne veut pas penser bas.Le politique n’est pas un "chevaucheur" de chimères. C’est un idéaliste pragmatique. C’est-à-dire un homme qui a des idées mais qui au lieu de les laisser se dégrader en idéologie, s’applique à les incarner dans le réel concret. Le politique est à la fois maître à penser et maître à agir. Il allie le regard froid de la lucidité à la ferveur stimulante de l'enthousiasme contrôlé. Pratique, il est conscient que la persistance à ne pas vouloir ajuster la stratégie et la tactique politiques aux mouvances de la réalité populaire et de la conjoncture générale est la voie royale vers l’échec permanent.Enfin, le politique, c’est celui qui sait tenir le juste milieu entre le confort pessimiste des conservateurs qui s’inquiètent toujours de se découvrir assis sur un volcan et l’optimisme apocalyptique des révolutionnaires qui attendent le grand soir de son éruption, pour qui " détruire, c’est créer"(Bakounine), qui croient que la marche vers le progrès doit faire un détour par le chaos, bref, que pour trouver l’être il faut passer par le néant.Cher président, gouverner, c’est ordonner. Dans les deux sens du mot : mettre de l’ordre et donner des ordres. C’est aussi coordonner. C’est-à-dire établir un ordre dynamique et fonctionner entre les éléments différents mais complémentaires de la société. Gouverner, c'est distinguer pour unir. Gouverner, c’est réconcilier. Réconcilier vraiment. Et plus que quiconque, tu es conscient et convaincu que cette réconciliation, à moins de vouloir faire de la diversion, passe par la réintégration de ton compatriote , JP Mbemba, dans le jeu politique.ہ un de ces jours…ce qui est fait est fait, laisse le retourner au pays et oeuvre comme senateur, oubli le mandat d'arret, ainsi tu seras un rassembleur. en meme temps je plaind pour l'archibishop Kutino, une mesure de grace en sa faveur vous rendra encore populaire et rassembleur.
agreer , Monsieur le président mes hommages.

joel, bouliste libre penseur